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Les échanges de « nudes », c’est autorisé ou non ?

Les échanges de « nudes », c’est autorisé ou non ? 23.12.2020

Vidéo informative : Les échanges de « nudes », c’est autorisé ou non ? 

Les adolescent·e·s sont très nombreux·es à s’envoyer des fichiers à caractère sexuel. Du point de vue adulte, c’est interdit. Mais que dit la loi exactement ? Constatant ces pratiques, la fondation Action Innocence et l’association romande CIAO ont développé une animation vidéo à destination des jeunes qui éclaire le cadre légal des « nudes ».

 Les faits 

Une étude de 20181 mentionne que chez les Suisses de 12 à 19 ans, la pratique du « sexting » ou de l’envoi de photo de soi à caractère sexuel est passée de 6% en 2012 à 11% en 2016. 43% des sondés1 déclaraient avoir déjà reçu une image ou vidéo de ce type. 

Or, ces chiffres méritent notre attention puisqu’ils démontrent que ces échanges de contenus sont fortement répandus chez les adolescent∙e∙s, y compris les mineur∙e∙s de moins de 16 ans – c’est-à-dire en-dessous de l’âge de la majorité sexuelle.

 Qu’est-ce qu’un « nude » ? 

Plus communément appelé envoi de « nudes » que « sexting » par les jeunes eux∙elles-mêmes, ils désignent le partage de contenu érotique, ou du moins suggestif, tel que des photos, vidéos ou même messages audio révélant son corps – des simples poses suggestives jusqu’à l’exposition totale.2 

Échangés par messages mais également par le biais d’applications telles que Facetime ou Snapchat, ces contenus présentent des risques dont les jeunes sont toutefois conscient∙e∙s : ils∙elles mentionnent, en effet, dans une seconde etude2, le danger relatif au partage non consenti de leur image par la personne qui la reçoit, le chantage qui peut s’ensuivre, et sont catégoriques sur la nécessité de ne s’engager dans ce type d’échange qu’avec des personnes connues et de confiance. 

Pourquoi cette pratique concerne-t-elle tant d’adolescent∙e∙s malgré tout ? 

Pour beaucoup, c’est le caractère intime qui est cité en premier : dans le cadre d’une relation amoureuse, ils∙elles sont nombreux∙ses à concevoir que l’on puisse utiliser les médias digitaux dans une optique de séduction et de plaisir partagé. Cependant, ce n’est pas la seule raison invoquée : il est également question de pression des pairs, de manque de confiance en soi ou de chantage de type « si tu ne m’envoies pas de photo, je te quitte »3. Le partage consentant est donc loin d’être la seule motivation.

Les jeunes interrogé∙e∙s2 font état d’une conscience du danger lorsque celui-ci a trait aux risques de fuite, de dommages à leur réputation ou d’impact sur leur vie scolaire, mais ne se posent que rarement la question de la légalité de leurs agissements. 

La capsule vidéo 

Action Innocence et CIAO, deux organismes actifs dans le domaine de la prévention, ont développé une capsule vidéo qui détaille ces échanges et explicite les règles à retenir dans le domaine. 

L’animation se veut factuelle et non moralisatrice ; il s’agit d’outiller les adolescent·e·s pour leur permettre de faire des choix éclairés, en ayant tous les éléments à disposition. Cette vidéo s’inscrit dans une série de clips, en format « Draw my life », informant les jeunes sur différents aspects des pratiques numériques qui interviennent dans leur quotidien. La première, lancée en juin, reprenait la thématique de l’hyperconnectivité. D’autres vidéos sont prévues l’année prochaine. 

La vidéo est à voir sur : ciao.ch/nudes 

Action Innocence et ciao.ch ont travaillé en étroite collaboration avec Caravan Production pour la réalisation des vidéos, et Juliette Rebeillard pour la mise en image. 

Pour de plus amples informations, merci de contacter : 

• Tiziana Bellucci, Directrice générale Action Innocence 

tb@actioninnocence.org, 022 735 50 02 

• Marjory Winkler, Directrice CIAO 

marjory.winkler@ciao.ch, 021 311 92 06

https://www.actioninnocence.org/app/uploads/2020/11/internet_nudes_v9.mp4

Zep revient avec une nouvelle version du "Guide du zizi sexuel"

08.10.2020

Une édition actualisée du "Guide du zizi sexuel" sortira le 14 octobre en Suisse. Dix-neuf ans après la première version, la BD se veut plus inclusive et aborde des thèmes comme le consentement, la diversité sexuelle et l'identité de genre. En 2001, Zep et Hélène Bruller faisaient un carton en publiant le "Guide du zizi sexuel", livre destiné aux préadolescents et dans lequel Titeuf et sa bande expliquaient les mystères de l'amour et de la sexualité.

https://www.rts.ch/info/culture/11663794-zep-revient-avec-une-nouvelle-version-du-guide-du-zizi-sexuel.html

L’Alliance office de l’ombudsman enfants

23.09.2020

Le Conseil national a adopté la motion du conseiller aux États Ruedi Noser en vue de créer un office de l’ombudsman des droits de l’enfant. C’est une immense victoire pour les droits de l’enfant en Suisse! Après l’approbation de la motion par le Conseil des États en mars, la balle est maintenant dans le camp du Conseil fédéral: il a deux ans pour soumettre au Parlement un projet de bases légales instituant un office de l’ombudsman des droits de l’enfant. La motion est formulée de manière très ouverte: elle exprime la nécessité d’agir et donne la possibilité au Conseil fédéral, en collaboration avec les cantons, d’élaborer une solution optimale pour les articles législatifs correspondants, qui seront ensuite débattus au Parlement.

100 000 enfants et jeunes sont chaque année en contact direct ou indirect avec le système judiciaire en Suisse. Souvent, ils ne peuvent pas exercer leurs droits, notamment celui d’être entendus, sans soutien spécifique. Un office de l’ombudsman des droits de l’enfant indépendant et simple d’accès leur permet de bénéficier facilement d’informations et de conseils juridiques. Il joue le rôle d’intermédiaire entre l’enfant et les organismes publics et formule des recommandations. Un office national est indispensable, particulièrement pour les situations familiales intercantonales. Il propose des consultations téléphoniques et oriente, le cas échéant, vers les offres des cantons et des communes.

Une vaste alliance d’organisations de défense des droits de l’enfant s’investit depuis de nombreuses années pour la mise en place d’un office de l’ombudsman des droits de l’enfant. Ce dispositif comblera une lacune sensible de notre système judiciaire et en garantira l’accès à tous les enfants de Suisse.

https://www.office-ombudsman-enfants.ch